BILAN 2025 ET PERSPECTIVES 2026 : interview de Laurent Mathieu, Arnaud Massel et Cindy Pizzio

« L’électrolyse au sel continue de progresser, quelle que soit la tendance globale du marché »

Quel bilan dressez-vous de la saison 2025 ?

Pour nous, la saison a été positive. L’électrolyse au sel continue de progresser, quelle que soit la tendance globale du marché. Nous gagnons entre 3 % et 4 % de parts chaque année. Le traitement au sel est désormais majoritaire en France et ce mouvement s’auto-alimente. Les fabricants d’électrolyseurs communiquent activement, ce qui tire la demande vers le haut. De plus, la rénovation joue un rôle clé. Les bassins de 20 à 30 ans qui font l’objet de travaux représentent une vraie opportunité. Leurs propriétaires en profitent pour passer au sel, un choix qui n’existait tout simplement pas à l’époque de leur construction. La météo a aussi joué en notre faveur. Les nombreux orages de l’été impliquent de remettre du sel, ce qui soutient les volumes. Et l’argument de la gestion de l’eau n’est pas anodin dans un contexte où sécheresse et restrictions sont de plus en plus présentes. À noter également, l’expansion des mini-piscines. Les volumes de sel par bassin sont moindres, mais c’est une nouvelle clientèle à part entière. 

De gauche à droite : Laurent Mathieu, Directeur Grands Comptes Piscine, Arnaud Massel, Responsable Technique & Réglementation et Cindy Pizzio, Responsable Marketing sels techniques de Salins du Midi / © Salins du Midi

Comment voyez-vous évoluer le marché cette année ?

Il est difficile de faire des projections dans un climat économique et géopolitique aussi incertain. La météo jouera, comme toujours, un rôle déterminant. Sur le marché de la piscine, il faut distinguer plusieurs segments. La vente de produits en magasin dépend fortement des conditions climatiques. L’entretien et la maintenance devraient, eux, progresser, tout comme la rénovation, portée par un parc vieillissant. En revanche, la construction neuve reste très impactée par la hausse des coûts. Pour nous, qui commercialisons des abris et des terrasses mobiles principalement via les professionnels, le ralentissement de la construction pèse mécaniquement sur l’activité. L’enjeu est désormais de mieux adresser le parc existant, même si cela demande une nouvelle approche commerciale. Nous restons néanmoins confiants. Nous avons beaucoup innové ces trois dernières années et nous nous apprêtons à lancer un abri dédié aux petites piscines, un segment très tendance. Nous croyons au potentiel du marché, à condition de savoir s’adapter.

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