Raphaël Boulais : « La richesse de la piscine, c’est la diversité de ses métiers »

À 19 ans, Raphaël roule déjà seul avec son camion pour dépanner, régler, diagnostiquer. Apprenti chez Henocque Piscines dans l’Oise depuis bientôt un an, ce fils de plombier a troqué les tuyaux familiaux contre les bassins et il n’est pas près de regarder en arrière !

Propos recueillis par Fanny Pincanon / Photos : Raphaël Boulais

La plomberie, Raphaël la connaît depuis toujours. « Mon père est plombier, j’ai appris beaucoup avec lui ». Mais c’est son oncle, lui aussi dans la piscine, qui a fait basculer la trajectoire. « J’allais le voir sur ses chantiers. J’ai vu que c’était un métier où on maîtrise la technologie, où ça évolue tout le temps. Ça m’a tout de suite intéressé ». 
De la plomberie à la piscine, il n’y a qu’un pas et pour Raphaël, ce pas là avait le goût d’une évidence. 

L’école, c’est loin… mais ça vaut le coup

Trouver une formation n’a pas été une mince affaire. En France, seules 7 écoles proposent un cursus dédié aux métiers de la piscine et les trois quarts sont dans le Sud. « Ça peut décourager » admet Raphaël. Lui a intégré l’école de Pierrelatte, dans la Drôme. De septembre à mars, il alterne un mois en centre de formation, un mois en entreprise. 
« L’école et l’entreprise sont loin l’une de l’autre, c’est une vraie organisation ». Mais le jeu en vaut la chandelle. « Les profs sont des professionnels du métier. C’est très concret, très terrain. Et je me suis fait de nouveaux amis » confie le jeune homme

Camion, autonomie et débrouillardise

Chez Henocque Piscines, Raphaël est loin d’être un alternant dans l’ombre d’un senior. Il est sur le terrain, seul, avec son propre véhicule. « Je suis 100 % autonome. J’ai mon camion ». Remises en service, réglages d’appareils, recherche de pannes, réparations… Il gère différentes situations. 

« Ce que j’aime dans ce métier, c’est qu’il faut trouver une solution à chaque problème. Chaque intervention est différente ». Lui qui s’attendait à rencontrer des difficultés est finalement très à l’aise, poussé par la satisfaction de vite progresser. Un souvenir marquant ? Celui d’un client à la pompe à chaleur capricieuse avec un problème de débit récurrent. En creusant, Raphaël découvre que c’est toute la tuyauterie qui est en cause. Il reprend tout. « Il y avait plein de problèmes imbriqués. Je les ai tous résolus ». Ce jour-là, il est rentré chez lui avec la fierté du travail accompli. Le genre de moment qui confirme qu’on est au bon endroit.

Après le travail, les gants

Le soir, Raphaël ne s’arrête pas. Boxe thaï deux fois par semaine, footing, foot, le sport fait partie du rythme. Une énergie qu’il canalise autant sur le ring qu’au fond d’un local technique. Et quand on lui demande où il se voit dans 5 ans, le jeune homme se voit bien rester chez Henocque Piscines. 

« Mon maître d’apprentissage est super, l’ambiance est bonne ». Cependant, son regard porte déjà plus loin. « Dans cinq ans, j’aimerais avoir plus de responsabilités, peut-être m’installer à mon compte ». Et puis il y a les États-Unis. De la famille en Californie, l’envie de voir comment on travaille ailleurs, de comparer les méthodes, d’élargir le champ. « Aller aux USA pour étudier d’autres façons de travailler, ça m’attire vraiment ».

Pour l’heure, il a un conseil pour ceux qui hésitent à se lancer. « La piscine, ça regroupe plein de métiers différents dans un même cadre. Plomberie, électricité, chimie, technologie… C’est ça qui est intéressant ». Et si l’école est loin de chez vous ? « Il faut s’accrocher. Ça vaut le coup ! ». 

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