FORMATION : LE REGARD DU TERRAIN / Interview de Marc Rouquié

« Attirer des jeunes motivés et engagés sur le terrain reste un défi »


Dans le secteur de la piscine, attirer et recruter de jeunes professionnels compétents et motivés reste un véritable enjeu pour les entreprises. Marc Rouquié, gérant de Couleur Piscine Aveyron, explique les profils qu’il recherche, comment il les forme sur le terrain et pourquoi la motivation et les compétences techniques sont essentielles pour réussir dans ce métier.

Gérant de Couleur Piscine Aveyron (Piscines Magiline)

Qu’est-ce qui vous a motivé à exercer le métier de piscinier et à suivre le BPourriez-vous nous présenter votre entreprise ?

Couleur Piscine Aveyron a été créée il y a bientôt deux ans. La société compte aujourd’hui six salariés, dont trois apprentis. Nous disposons également d’un showroom de 200 m². Notre équipe intervient sur l’entretien, la maçonnerie, la pose de liners et la construction de piscines neuves, avec des solutions haut de gamme et respectueuses de l’environnement. L’entreprise, sous enseigne Magiline, propose des équipements innovants et autonomes.

Quelles compétences et qualités recherchez-vous chez un jeune diplômé
ou un apprenti en piscine ?

Avant tout, nous recherchons l’envie et la motivation. Les jeunes découvrent souvent le métier directement sur le terrain, et c’est leur engagement qui détermine leur progression. 

Sur le plan technique, ils sont formés progressivement à tous les aspects du métier : maçonnerie, entretien, pose de liners ou équipements techniques. Dans certains cas, une formation accélérée d’une semaine peut être proposée pour les rendre rapidement opérationnels.

Au-delà des compétences techniques, certaines qualités humaines sont indispensables : courage, persévérance et capacité à se dépasser. Ces traits permettent de gagner en autonomie et d’intervenir efficacement dans des situations parfois imprévisibles.

Rencontrez-vous des difficultés pour recruter des profils polyvalents et opérationnels rapidement ?

Il n’est pas toujours facile de recruter des jeunes motivés et capables de s’adapter à toutes les situations. Pour certains candidats, la question de la rémunération peut parfois passer avant la réalité de l’implication demandée sur le terrain. Pourtant, les besoins sont importants : il est essentiel de disposer de profils engagés capables de gérer aussi bien les tâches courantes que des interventions techniques spécifiques ou des situations imprévues. Nous développons ces compétences grâce à un accompagnement progressif et un encadrement constant sur le terrain.

Comment évaluez-vous l’adéquation entre ce que les centres de formation enseignent et les besoins
du terrain ?

Dans l’ensemble, les formations sont complètes et cohérentes. Les jeunes y acquièrent des bases solides en étanchéité, électricité, plomberie, machinerie ou encore chimie de l’eau, ce qui leur permet de découvrir toutes les facettes du métier de piscinier.

L’alternance est particulièrement efficace, car elle permet de mettre rapidement la théorie en pratique en entreprise. Après une année de formation, les apprentis sont généralement capables d’intervenir de manière assez autonome sur de nombreuses opérations.

Selon vous, que pourraient améliorer les centres de formation pour mieux préparer les futurs pisciniers aux réalités du métier ?

Le contenu des formations est déjà bien adapté aux besoins de la profession. Le principal point à améliorer concerne surtout la communication autour de ces cursus.  

Prenons l’exemple du CFA de Rignac : il existe depuis quinze ans, mais beaucoup de jeunes ne le découvrent qu’à l’occasion du Salon de l’Habitat de Rodez (Aveyron), organisé chaque année en novembre. En renforçant la visibilité de ces formations, davantage de candidats pourraient s’orienter vers ce métier, ce qui constituerait un levier important pour le recrutement dans le secteur.

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