« L’hydraulique est selon moi la compétence la plus importante »
Bilan d’une formation BP Piscine et premiers pas sur le terrain
Maxence Bocquet a choisi de se lancer dans le BP Piscine au CFA Jean Garnier de Morcenx (Landes). Aujourd’hui piscinier au sein de l’entreprise A l’eau Alex à Mios (Gironde), il partage son parcours, explique pourquoi il a opté pour cette formation pratique et manuelle, et revient sur les compétences essentielles qu’il a acquises, comme l’hydraulique et l’électricité, qui le préparent à être opérationnel sur le terrain.

Qu’est-ce qui vous a motivé à exercer le métier de piscinier et à suivre le BP Piscine ?
J’ai commencé le BP Piscine un peu par hasard. Audrey, notre ancienne piscinière familiale qui travaille dans l’entreprise À l’eau Alex, avait besoin d’un coup de main et je l’ai aidée. Elle m’a ensuite parlé de la possibilité de faire mon alternance dans l’entreprise, ce qui m’a beaucoup motivé. J’ai rapidement apprécié le métier : très manuel, en plein air, et surtout en contact avec l’eau, un environnement qui m’a toujours attiré. À l’origine, j’avais commencé un BTS aquaculture, mais je n’ai fait qu’une année sur les deux car la formation ne me convenait finalement pas.
J’ai choisi le BP plutôt que le TP parce que la formation était plus approfondie, notamment en traitement de l’eau et en hydraulique. En un an, nous avons pu couvrir l’essentiel du programme, ce qui permettait également de bien se préparer pour l’examen final et le rapport d’activité.
Comment avez-vous vécu la formation ? Les contenus techniques et pratiques étaient-ils adaptés à la réalité du métier ?
La formation a été très utile. Tout ce que nous avons appris sert directement sur le terrain, notamment pour bien comprendre ce que l’on fait. L’hydraulique, par exemple, n’est pas toujours enseignée en pratique, et elle m’a permis de savoir dimensionner correctement les tuyaux, les pompes et la vitesse de circulation de l’eau dans les bassins.
Nous avons travaillé sur des épreuves de fin d’année comprenant de l’hydraulique, des calepinages et le dimensionnement des groupes de filtration. Tout cela m’a vraiment préparé à être opérationnel dès le début sur le terrain.


Quelles compétences acquises vous semblent indispensables pour être opérationnel sur le terrain dès le début ?
L’hydraulique est, selon moi, la compé-tence la plus importante. L’électricité est également essentielle. Grâce aux cours, je comprends maintenant ce qu’est une phase 1 neutre et je suis capable de
réaliser un coffret électrique de A à Z. Ces compétences sont indispensables pour travailler à la fois en sécurité et efficacement.
Vous sentez-vous prêt à répondre aux attentes des entreprises, même face à la polyvalence et aux situations imprévues ?
Dans mon entreprise actuelle, je me sens prêt à répondre aux attentes. En revanche, dans d’autres structures, un temps d’adaptation pourrait être nécessaire. Par exemple, nous ne faisons pas de maçonnerie chez nous, donc même si j’ai appris à calculer et dimensionner les matériaux à l’école, je n’ai pas encore eu l’occasion de le mettre en pratique.
Si vous pouviez améliorer un seul aspect de la formation, lequel serait-ce et pourquoi ?
Je pense que la formation pourrait être réduite à 18 mois au lieu de 24. À part cela, il n’y a pas grand-chose à améliorer : elle est vraiment complète et parfaitement adaptée.

