BILAN 2025 ET PERSPECTIVES 2026 : interview de Laurent-Emmanuel Migeon

« On observe un ajustement vers des bassins plus petits »

Quel bilan dressez-vous de la saison 2025 ?

Globalement, le groupe BIO-UV enregistre une légère baisse d’environ 3 %. Nos deux marques ont évolué différemment : Corelec s’est stabilisée en 2025, tandis que BIO-UV a connu un léger recul. Cette diminution s’explique en partie par le ralentissement du marché des pompes à chaleur, ainsi que par les difficultés rencontrées par les petits pisciniers, notamment dans l’ouest de la France. Les grands réseaux ont mieux résisté. Heureusement, certaines activités ont continué à progresser, ce qui a permis d’équilibrer l’ensemble. Nous continuons de performer globalement mieux que le marché, tout en restant attentifs à nos ambitions de croissance. 

PDG de BIO-UV Group /
© Hélène Ressayres

Comment voyez-vous évoluer le marché cette année ?

Il faut analyser la situation à trois niveaux : macro, micro et interne. Au niveau macro, le contexte reste tendu avec la baisse du pouvoir d’achat, les incertitudes économiques, la revalorisation de l’euro et l’arrivée massive de produits chinois. Ce sont des facteurs de pression. Au niveau micro, la situation est plus nuancée. Les tensions sur l’eau se sont atténuées grâce aux fortes pluies, même dans des régions habituellement sèches. 

On observe aussi un ajustement vers des bassins plus petits, souvent équipés de bâches pour limiter la consommation. Selon la FPP, les carnets de commandes des pisciniers se remplissent progressivement. 

Pour BIO-UV, nous poursuivons notre structuration avec le recrutement d’un directeur Europe et l’intégration de nos forces commerciales. Notre gamme éco responsable, sans chimie ou “low salt”, répond aux attentes actuelles. Avec deux sites de production et une chaîne totalement internalisée, nous maîtrisons chaque étape, de la fabrication à la traçabilité. Cette autonomie reste l’une de nos grandes forces..

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